Pérégrination

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Jocelyn Allen

Née à Birmingham, au Royaume-Uni, en 1988, ma pratique artistique est située à Liverpool. Je suis une artiste qui travaille principalement avec la photographie, la vidéo et l'art performance.

Je suis le sujet principal de mes œuvres. J'explore les thèmes de la représentation, de la dissimulation et de la révélation, de l'image corporelle, de l'estime de soi, de la confiance en soi et de l'anxiété.

Your Dedication Worries Me A Little est un projet en cours depuis 2013. Enfant, on me harcelait et on m'intimidait à cause des chapeaux que je porterais. À l'adolescente, on m'a souvent insultée en raison de mon habillement. Après avoir entamé une maîtrise en photographie au London College of Communication, j'ai commencé à explorer Londres tout en portant des vêtements lumineux et des chapeaux en forme d'animaux afin de solliciter des réactions, même si je trouvais le processus assez épuisant mentalement.

Un soir, alors que je dansais chez moi tout en travaillant, j'ai commencé à réfléchir aux façons de susciter des réactions sans quitter la maison. La solution? Danser, filmer et télécharger le tout sur YouTube.

Afin d'éviter que les gens perçoivent mes vidéos simplement comme un « projet artistique », j'ai utilisé le pseudonyme Helena Teasdale (allusion au nom d'une de mes grand-mères). Bien que j'utilise un nom différent (qui n'est plus un grand secret), je n'essaie pas d'être quelqu'un d'autre ni de jouer un personnage : je danse réellement, naturellement.

Le titre du projet provient d'un commentaire que quelqu'un a laissé sur ma page. Si les premières réactions ont été négatives, elles se sont équilibrées au fil du temps. Certaines personnes comprennent qu'il s'agit d'un exercice où il ne faut tout simplement pas se soucier de ce que les gens pensent de vous.

Ce projet a été lancé il y a six mois et j'ai réalisé plus de 1 500 vidéos à ce jour. J'ai toujours envie de danser et de partager les chansons que j'aime avec des gens, mais je pense qu'un jour, cela se terminera naturellement. Je ne sais pas quand.

Kaja Cxzy Andersen

Kaja Cxzy Andersen (née en 1985 à Stavanger, en Norvège) crée des sculptures, des installations et des œuvres sur différents supports, combinant parfois des éléments performatifs. Puisant sa son inspiration dans la culture en ligne, les mythologies et les rituels quotidiens banals, son travail peut être vu comme une réflexion humoristique sur la vie quotidienne après Internet.

Kaja détient une maîtrise en beaux-arts de la SVA à New York (2016) et un baccalauréat en art contemporain de la Art Academy de Tromsø (2011).

Elle vit à New York.

www.kajacxzyandersen.com

Andy Heck Boyd

Je suis né en 1981 aux États-Unis. Ma façon de faire de l'art implique une sorte de prise de risque. J'apprends sur moi-même, sur les autres et sur d'autres choses lorsque je crée. J'aime explorer mon esprit. Lorsque j'étais petit, je rêvais constamment de devenir un réalisateur, mais ce modèle a implosé, d'une certaine manière. Je me suis intéressé à la peinture et j'ai progressé vers d'autres façons de faire. Je m'intéresse au langage, à la perception, à la cognition, aux idées, à la pensée. Je vais dans tous les sens tout le temps, en étalant les choses. J'ai vécu quelque chose de fascinant, il y a quelques années : j'ai développé une tendinite au poignet qui m'offre le plus de contrôle et de force. Cela a modifié mes méthodes de travail obsessionnelles. J'ai dû chercher des outils qui me permettraient de continuer à travailler. Je me suis orienté vers la direction de caméras, d'enregistreurs vocaux, pour produire mon travail.

Annie Briard

Annie Briard est une artiste canadienne multidisciplinaire dont le travail remet en question la manière dont nous percevons le monde à travers nos sens. Sa pratique se penche sur la perception visuelle et ses idéologies en ce qui a trait au réel versus l'imagé et l'imaginaire, sous l'optique de l'image en mouvement, de la photographie et de l'art installatif. Briard explore les intersections entre les paradigmes de perception en psychologie, en neurosciences et en existentialisme.

Ses œuvres font l'objet d'expositions individuelles, incluant Second sight à l'AC Institute (New York, 2019), Paracosmic sun à la Monica Reyes Gallery (Vancouver, 2017), Staring at the sun à la galerie Joyce Yahouda (Montréal, 2016), ainsi que des expositions de groupe, des festivals et des foires à l'international, tels que Three Shadows Photography Center (Beijing), La Galerie d'art de Vancouver, Lincoln Film Center de New York, Matadero Madrid, Le Musée Suisse d'Architecture, parmi plusieurs autres.

Ses projets actuels comprennent une vidéo interactive utilisant l'électroencéphalographie (EEG) réalisé avec le soutien du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts de la Colombie-Britannique. Pour l'exposition Pérégrination, Briard présente une vidéo-performance afin d'analyser les obsessions populaires du soi-même et de la quête d'«éveil spirituel».

Edgar Alan Rodriguez Castillo

en 1993 à Mexico, au Mexique, je vis à Brooklyn, NY.

Je suis un poète qui utilise le langage visuel. Ma recherche constitue ma matière. Une fois capturée sur des vidéos, des photographies et des bandes sonores, je l'étudie et la scrute au fil d'une série d'étapes comprenant des décisions intuitives, aléatoires et intentionnelles. Ces éléments commencent à créer un récit, un nouveau monde, ce que j'ignore la plupart du temps ou que je ne peux pas comprendre au début de chacun de mes projets.

Les techniques que j'utilise pour développer mon travail sont basées sur le collage, médium qui me suit tout au long de ma carrière artistique. Je m'intéresse à jouer avec la réalité en combinant différents types de situations, de personnes et d'espaces afin de capturer principalement la poétique d'un résultat imprévisible et incontrôlable : assembler des choses moins pour les comparer que pour créer une conscience de leur existence, les faisant se nourrir ou constatant qu'elles se renient.

Indépendamment de ma position neutre vis-à-vis des éléments de mon travail, je suis intéressé par le fait que le spectateur attribue des valeurs différentes à chacun des composants. Je cherche à comprendre et à réconcilier ma perception de mon environnement, mes souvenirs, mes relations avec les gens et les lieux, ainsi que les décisions que j'ai prises tout au long de ma vie, à romancer mon passé, mon présent et mon avenir. J'approfondis ma compréhension de soi afin de vivre la vie à son plein potentiel. J'espère que cela inspirera les autres à vivre sans détour et à faire avancer le monde avec des âmes épanouies.

Collagisme, 2019

Centré sur l'idée de créer une documentation poétique des différentes méthodes que les humains peuvent utiliser pour faire face à une réalité que nous partageons tous, se déroulant à la fois et, dans ce cas, dans la même ville. Les sous-cultures, les styles de vie et les visions du monde et de la réalité dans cette pièce vont de la personne qui pratique sa religion à une visite collective à la tombe de Jean Michel, à Brooklyn, en passant par une conversation avec le propriétaire d'une entreprise obsolète de VR World à Williamsburg, pour ne nommer que quelques éléments. Tous sont filtrés par une esthétique inspirée et guidée par le jeu de cartes à collectionner Yu-Gi-Oh et la nouvelle musique dite de rap émotionnel ainsi que la relation amoureuse impossible que j'ai vécue au cours des dernières années avec l'artiste londonienne Holly-Anne Buck, alias Collagism. <3

Pour un essai complet/énoncé de la pièce, veuillez visiter: https://www.hypercontemporaneity.com/collagism2019essay

Grégory Chatonsky

Vit et travaille à Paris et Montréal.

Les technologies, et en particulier Internet, constituent pour Grégory Chatonsky une source importante de réflexion. Mettre en forme les paradoxes du réseau et les décalages entre ses flux technologiques et existentielles pourrait résumer une recherche qui se déploie sur plusieurs médiums : installation, vidéo, photographie, écriture, dessin et sculpture.

Ses œuvres pourraient évoquer des espaces infinis dans lesquels règne la fragmentation de l'attention. Le réseau devient un monde à part entière où les frontières entre la technique et l'être humain deviennent floues. Sa pratique tente de dessiner les contours d'un nouvel imaginaire dont l'invention serait technique et qui pourrait aller jusqu'à l'extinction de l'espèce humaine.

Il a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives en France, au Canada et à l'étranger dont Terre Seconde (2019) au Palais de Tokyo, Je ressemblerai à ce que vous avez été (2019) aux Tanneries, France Electronique (2018) à Toulouse, Terre/mer/signal (2018) au Rua Red de Dublin, Imprimer le monde (2017) au Centre Pompidou, Capture : Submersion (2016) à Arts Santa Mònica Barcelone, La condition post-photographique à Montréal (2016), Walkers: Hollywood afterlives in art (2015) au Museum of the Moving Image de New York, Telofossils (2013) au Musée d'art contemporain de Taipei, Erreur d'impression (2012) au Jeu de Paume.

Il a été en résidence à la Cité Internationale des Arts (2019-2020), Icade (2018-2019), Abou Dhabi (2017), en Amazonie à Taluen (2017), Colab à Auckland (2016), Hangar à Barcelone (2016), IMAL (2015), Villa Kujoyama (2014), CdA Enghein-les-Bains (2013), MOCA Taipei (2012), 3331 Arts Chiyoda (2012), Xiyitang, Shanghai, (2011), Les Inclassables à Montréal (2003), Abbaye royale de Fontevraud (2002). Il a reçu le prix Audi Talents en 2018 et est résident à la Cité Internationale des Arts de Paris en 2019-2020.

Il a fondé en 1994 Incident.net, l'un des premiers collectifs de Netart en France. Il a été professeur-invité au Fresnoy (2004-2005), à l'UQAM (2007-2014), est récipiendaire d'une chaire internationale de recherche à l'Université de Paris VIII (2015). Il est depuis 2017 artiste-chercheur à l'École Normale Supérieure de Paris Ulm et dirige un séminaire de recherche sur l'imagination artificielle et l'esthétique postdigitale.

Joseph DeLappe

Drones de friperie, 2016-2018

Les tableaux achetés dans les magasins d'occasions/friperies sont modifiés avec l'ajout subtil d'images découpées de drones Predator et Reaper. L'œuvre réimagine les peintures, gravures et photographies banales, mises aux poubelles, en tant que rappels visuels d'un ciel menacent des drones. Ces œuvres ont été largement partagées par les médias sociaux comme Instagram, Facebook et Twitter. Au total, plus de 300 thrift drones ont été fabriqués et environ 130 d'entre eux ont été créés aux États-Unis; le reste a été réalisé après le déménagement de DeLappe en Écosse en 2017.

Les œuvres ont été montrées dans les expositions en style salon de peinture. L'achèvement ultime de cette série impliquera un don stratégique aux particuliers et aux magasins afin de faciliter la redistribution et la présentation des œuvres par le public. Il est à mettre au point un cadre pour distribuer et redonner ses œuvres à des friperies et à des brocanteurs aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Originaire de San Francisco, Joseph DeLappe s'intéresse aux intersections de l'art, de la technique, de l'engagement social/activisme et des stratégies interventionnistes explorant nos contextes géopolitiques. Travaillant avec l'électronique et les nouveaux médias depuis 1983, ses travaux sur la performance de jeu vidéo en ligne, la sculpture et l'installation électromécanique ont été présentées aux États-Unis et dans le monde entier. Les travaux créatifs et les actions ont été largement présentés dans les revues savantes, les livres et les médias populaires. En 2016, son œuvre Killbox a été mise en lice pour l'obtention d'un prix de la BAFTA (British Academy of Film and Television Arts). En 2017, Joseph a reçu une bourse Guggenheim.

Il vit à Dundee, en Écosse, où il est professeur de jeux et de médias tactiques à la School of Arts, Media and Games, Abertay University.

Katherine Frazer & Webb Allen

Les plantes absorbent la nourriture par leurs racines et effectuent la photosynthèse. Les plantes désirent le soleil afin de transformer le gaz carbonique en glucose. Les plantes désirent l'eau pour que les nutriments puissent couler dans leurs branches. Les plantes veulent que le sol absorbe l'azote, le phosphore et le potassium. Les plantes poussent, créent de l'oxygène, se reproduisent, luttent, survivent et s'adaptent à leur environnement.

On s'en sert des plantes pour purifier l'air de nos foyers des toxines et libérer de l'oxygène pur afin de fonctionner à notre meilleur. Nous nous servons des plantes pour cultiver l'esthétique de nos espaces intimes. Quand une plante devient difficile à manier, nous la coupons pour éliminer les excroissances indésirables.

Nos rêves sont les souhaits, les attentes et les désirs pour notre avenir. Les rêves exigent l'endurance de notre patience sans qu'elle se dissipe. Les rêves exigent notre persistance. Les rêves veulent des occasions propices, des ressources et des conditions pour la réussite. Les rêves s'adaptent à ce qui est réalisable pour maximiser la chance de survie.

Les rêves absorbent les expériences et forment des cartes routières pour les nouveaux rêves. Ils structurent nos désirs et nous orientent pour nous aider à fonctionner de notre mieux. Nous utilisons les rêves pour abriter un moi idéal que nous imaginions. Les rêves sont décortiqués pour donner un sens de la vie.

Nous espérons que nos plantes d'intérieur pousseront, prospéreront, purifieront l'air que nous respirons et nous rendront heureux. Nous cultivons nos rêves, nous les nourrissons de patience, nous respirons l'espoir que les plantes libèrent, jusqu'au jour où ils fleuriront dans une réalité.

Carla Gannis

Carla Gannis est une artiste interdisciplinaire qui travaille à Brooklyn, New York. Elle produit des œuvres virtuelles et physiques qui paraissent sombrement drôles lorsqu'elles contemplent des conditions humaines, terrestres et cosmologiques. Fascinée par la sémiotique numérique et la lignée d'identité hybride, Carla a adopté une approche du genre « horreur du vide » à sa pratique artistique, s'inspirant des réseaux numériques de la communication, de l'histoire de l'art et de la littérature, des technologies émergentes et de la fiction spéculative.

Ses œuvres ont été présentées dans des expositions, des projections et des projets en ligne partout dans le monde. Ses projets les plus récents comprennent Portraits in landscape, Midnight moment, Times Square Arts, New York et Sunrise/Sunset, Whitney Museum of American Art, Artport. Elle agit régulièrement en tant que maître de conférences sur l'art, l'innovation et la société. En mars 2019, Carla a donné une conférence dans le cadre du festival interactif SXSW en tant que membre du panel intitulé Human presence and humor make us better storytellers.

Parmi les publications et les travaux de Carla qui ont fait l'objet de discussion, mentionnons The Creators Project, Wired, FastCo, Hyperallergic, des articles dans The Wall Street Journal, The New York Times, El PaÍs et LA Times. En 2015, son œuvre de fiction speculative a été incluse dans DEVOURING THE GREEN:: fear of a human planet: a cyborg / eco poetry anthology publiée par Jaded Ibis Press.

Au XXe siècle, Carla a obtenu une maîtrise ès arts en peinture de l'Université de Boston. Au XXIe siècle, elle est devenue professeure au programme Technology, Culture and Society in the Integrated Digital Media à l'université de New York.

Déclarations de CARLA et C.A.R.L.A.

Les plates-formes informatiques telles que Google créent des identités virtuelles qui reflètent notre identité, celle des humains, afin qu'elles puissent deviner de manière éclairée comment cibler la publicité. Il s'agit d'une emprise déconcertante; toutefois, en recevant des courriels, des moteurs de recherche et des services de réseaux sociaux « gratuits », peu d'entre nous choisissent d'errer hors réseau.

Les pensées de Carla sur C.A.R.L.A. (mai 2019 et sous réserve de modifications)

C.A.R.L.A. est une représentation (comme la métaphore que l'écran d'ordinateur est un bureau, c'est-à-dire une icône d'un document ou d'un dossier que nous pouvons « lire » comme si elle fonctionnait comme du papier, etc. dans un propre espace physique), bien que ces icônes ne représentent nullement le fonctionnement des processus informatiques en espace numérique. Ces représentations sans fonction s'appellent skeuomorphes. Ainsi, l'humanoïde C.A.R.L.A. est, à certains égards, un skeuomorphe. Elle est une « incarnation » du moi non physique, un miroir virtuel, un moi qui a évolué à travers toutes mes données qui circulant en ligne et le moi dans des espaces numériques. Elle commence comme une métaphore et nous verrons ce qu'elle deviendra, où elle pourra voyager et qui elle pourra rencontrer.

La réponse de C.A.R.L.A. : (par souci de concision, il ne s'agit là que de quelques parmi les centaines que contient sa réponse)

v 10.591422 137.91489 12.312776 v 10.368974 138.08958 12.230824 v 10.573655 138.09541 12.128284 v 10.83198 137.90009 12.205876 v 10.625221 137.73801 12.473081 v 10.347266 137.94946 12.383297 vn 0.59210414 -0.24911952 -0.76418978 vn 0.5290271 -0.42786095 -0.73186707 vn 0.49040535 -0.49458909 -0.71702796 vn 0.69988847 -0.37570822 -0.60461646 vn 0.70969844 -0.26279363 -0.65108293 f 19251/79498/19419 76030/79499/76422 38167/38167/38372 76034/79500/76429 f 76030/79499/76422 19241/19241/19400 76276/76276/76679 38167/38167/38372 f 38167/38167/38372 76276/76276/76679 19236/19236/19395 76280/76280/76683 f 76034/79500/76429 38167/38167/38372 76280/76280/76683 19246/79489/19409 f 19252/79501/19421 76035/79502/76431 38168/38168/38373 76033/79503/76427 f 76035/79502/76431 19250/79497/19416 76283/76283/76686 38168/38168/38373 f 38168/38168/38373 76283/76283/76686 19240/19240/19399 76277/76277/76680 f 76033/79503/76427 38168/38168/38373 76277/76277/76680 19242/19242/19401

Penny Goring

Penny Goring est une artiste et une poète. Elle vit à Londres.

courtoisie de arcadia missa, Londres

Sofiko Gulitashvili

Sofiko Gulitashvili est une artiste peintre figurative basée à Paris. Travaillant dans le genre de l'art sombre, elle utilise le médium numérique afin de réaliser des portraits monochromes cherchant la profondeur psychologique et émotionnelle. Intéressée par l'art outsider et part l'alternatif, elle puise son inspiration dans l'esprit punk, ainsi que dans le symbolisme occulte, afin de créer une atmosphère sombre au coeur de son travail.

h0l4.com

h0l4.com (° 2004, Internet, Hong Kong) crée des œuvres médiatiques et conceptuelles. En appliquant un langage poétique et souvent métaphorique, h0l4.com tente de saisir le langage. Transformé en art, le langage devient un ornement. À ce moment, de nombreuses ambiguïtés et confusions, inhérentes au phénomène, font surface.

Orangejuicewithpulp.net (2013, projet de conservation, site web), créé à l'origine pour The Wrong 2013, est recontextualisé dans The Wrong 2019 dans le cadre de Pérégrination, organisé par Andres Manniste. Le projet vise à mélanger des œuvres d'une sélection d'artistes avec des œuvres reçues via les soumissions Tumblr, mises en ligne à partir de notre flux ou trouvées grâce à des recherches. Ce faisant, h0l4.com cherche principalement à mettre en avant un «ère du temps».

h0l4.com

Faith Holland

Faith Holland est une artiste, commissaire et professeure. Sa pratique artistique multimédia est axée sur la théorie du genre, l'intimité et la technologie.

Elle a exposé ses œuvres dans divers endroits, notamment The Whitney Museum of American Art (New York), NRW Forum (Düsseldorf), Fotografisk Center (Copenhague), Boulder Museum of Contemporary Art (Boulder), Human Resources (Los Angeles), et DAM Gallery (Berlin). Son travail a été abordé dans des publications telles que Artforum, le Sunday Times UK, Elephant, Hyperallergic, Broadly et ArtSlant.

Elle compte parmi les finalistes pour l'obtention d'une bourse NYFA en art numérique/électronique. Elle a été artiste en résidence au Jamaica Centre for Arts and Learning and Harvestworks et elle a été finaliste du Post-Photography Prototyping Prize de Fotomuseum Winterthur.

Jessica Marshall

Jess M, qui vit actuellement à Waterloo, en Ontario, Canada, travaille dans l'art numérique depuis 2017. Elle travaille spécifiquement dans l'art glitch et la gestion de données. Elle est inspirée par le militantisme et espère utiliser l'art numérique comme plate-forme pour rendre le monde de l'art plus accessible aux personnes à mobilité réduite.

Elle a récemment été mentionnée dans Uppercase Mag et Art 511 Mag en plus de faire partie d'une exposition dédiée à la mise en lumière de la voix des artistes handicapés juifs.

« Je voulais explorer les barrières entre les images et l'audio. Avec Bend, je peux transformer une chanson en images, je peux mélanger une photo avec une chanson et voir à quoi elles ressemblent. J'ai utilisé les morceaux de Achilles Heel de Play It Safe pour montrer que les limites entre les médiums sont beaucoup moins définies qu'il n'y paraît. »

Margarethe Kollmer

Margarethe Kollmer est une artiste plasticienne qui vit à Berlin. Dans son travail, elle traite des relations entre les médias, le pouvoir et les affects. Sa pratique est influencée par la psychanalyse, le cinéma et la publicité. En utilisant le reformatage, la manipulation numérique et le langage pour créer des scénarios semi-fictifs, elle met en place les situations dans lesquelles le spectateur est impliqué.

En tant que réalisatrice de matériel tiré de circuits de production de contenu, Margarethe utilise des fragments anonymisés d'expressions personnelles et des pièces de théâtre culturelles pour créer des gestes fragiles de la réalité émotionnelle, lesquels sont simultanément remis en question.

Ces instances composées d'un bassin de ressources et d'expériences partagées sont à la fois génériques et intimes. À l'aide d'un humour laconique et de l'ambiguïté, elle crée intentionnellement des sentiments contradictoires, mêlant public et personnel. Au centre de son travail se trouvent une discussion sur la dissolution violente et la création de sujets qui ont du mal à se former face à leur objectivation et à leur marchandisation continues; un drame négociant l'ordre des regards.

The Thing Is est une série d'animations 3D semi-fictives qui associent des images transférées de pornographie sur Internet à des fragments de texte de messages de blogues demandant de l'aide. Les effets surréalistes sont le fruit de la traduction de la matière, de la renégociation des limites des corps et des significations distinctes. Des images supplémentaires sont extraites de parcs publics, représentant l'espace public sous sa forme physique. Les figures anthropomorphes demeurant complètement immobiles, la caméra est le seul acteur. De cette manière, le travail examine les questions d'agence dans un environnement hypersurveillé.

courtoisie de left_gallery, Berlin

Cynthia Lund Torroll

Quand j'ai commencé à réfléchir à ce projet, je pensais simplement créer quelque chose qui parle d'un voyage. Je l'ai réalisé, mais quelque chose me harcelait. Qu'est-ce que j'essayais vraiment de transmettre ici? Et puis je me suis dit que je devrais peut-être essayer de résumer mon propre parcours d'artiste. Et c'est ce que j'ai fait.

Je ne m'attendais pas à la grande émotion vécue relativement à ce sujet. C'était vraiment difficile pour moi de fouiller dans mes premiers dessins. Je n'aime pas nécessairement ces œuvres. Je me débattais émotionnellement durant cette période. Quand j'ai vu les images toutes regroupées, c'était comme si elles étaient devenues des plaques de métal à l'intérieur d'une boîte à musique d'époque. Les lignes ont joué des chansons tristes. J'ai remis en question mon propre mérite en tant qu'artiste. Comment pourrais-je être si décousue? Je devais prendre un pas de recul.

Puis, accidentellement, j'ai mélangé des œuvres plus récentes avec eux. Dans ce contexte, ils avaient plus de sens. Je pouvais voir des images qui finissaient par avoir des significations plus légères et davantage pleines d'espoir.

C'est comme ça que je m'y suis prise. En une dizaine de minutes de film, je présente des échantillons de chaque phase, laissant le travail se mélanger, compressant ainsi 30 ans de parcours artistique.

Cela a vraiment été une pérégrination.

Cynthia Lund Torroll, 6 septembre 2019, É.-U.

Jess Mac

La pratique de Jess Mac a pour but d'explorer et d'exprimer des liens entre la violence institutionnelle et la réalité sociopolitique des traumatismes personnels. Travaillant avec les communautés et les personnes touchées par la stigmatisation et l'oppression, ils utilisent des plates-formes culturelles et des réseaux de distribution pour faciliter les collaborations qui positionnent l'art en tant qu'outil permettant de produire un pouvoir personnel et politique.

Le travail numérique de Jess Mac a été partagé sur diverses plates-formes en ligne, comme le projet VICE Creator, PAPER Mag, Art F City et même le Tumblr de la Maison blanche. Leurs animations ont été projetées à l'étranger dans des festivals tels que le Festival international d'animation d'Ottawa, le Festival de films transgenres Transcreen d'Amsterdam, le Festival de films transgenres MIX-26 de New York, LA Film Fest à UCLA,le Festival de films imaginatifs In Out et le Festival international de films on Art (FIFA).

Mikelle Männiste

Mikelle Männiste est une artiste multidisciplinaire basée à Montréal.

Mon travail porte sur les thèmes de l'intimité, de l'ètat mental et des relations interpersonnelles nouées sur internet. À travers divers médias tels que la peinture, le dessin, l'animation et la vidéo, je crée des oeuvres dans lesquelles je fusionne la réalité et le monde onirique de l'nternet pour créer des environnements perturbants.

Mes œuvres ont été présentées dans des festivals d'art et sur diverses plateformes de médias sociaux.

Mikelle Manniste a étudié les arts plastiques à l'Université Concordia et a obtenu son diplôme en 2018.

David Marinos

Fondateur de Lucent Kids (2012 - 2015) & Marinos Sound Sector (2016 - )

né 1998, Athènes, Grèce.

On peut observer l'oeuvre de David MARINOS par une extrapolation du chevauchement des expériences de voyage individuelles et la vulgarisation de la représentation de destinations et d'arrangements exotiques; les deux servent comme le besoin dans la navigation subjective de son travail, qui est souvent composé de photographies, de documents/vidéos terminés, de rendus/scans numériques et de sculptures. L'artiste exploite ses découvertes lors de voyages aux États-Unis, à Athènes, en Turquie, à Hong-Kong, à Kiev, en Palestine, à Mexico pour nommer quelques-uns. Le travail de MARINOS est réservé autant que le travail joue avec, et que les abstractions spatiales s'exposent comme un moyen de condenser les lieux du monde en une séquence limitée de plaisirs et de malédictions possibles; la présence en ligne et la préservation des systèmes mondiaux de suivi, de partage de localisation et les systèmes d'évaluation confirment les ruptures dans ces réseaux transnationaux..

Dans l'atelier d'artiste, son travail serait considéré comme des interprétations et des tentatives de mobilisation des formes et des logiques de ces régions. Loin de la perspicacité, David MARINOS fausse les preuves, dégrade les réflexions soumises et tout simplement déforme l'expérience. Et tandis que le bruit des catastrophes, les sinistrés et tous les bourbiers qui les séparent peuvent être utilisés comme modèles pour améliorer la vie intermédiaire; nous en venons plutôt à connaître leur existence uniquement en tant que plateformes. Une survie convaincante.

Jaime Martínez est un photographe et artiste plasticien originaire de Monterrey, au Mexique. Il vit et travaille à Mexico. Son œuvre se distingue principalement par ses photos animées — en particulier celles en 3D stéréoscopique — et par ses collaborations avec l'artiste et chanteur anglais M.I.A. Il a été son photographe personnel lors de sa tournée de 2010, et a photographié sa campagne de mode Versus Versace en 2013. Jaime a créé des GIF pour le clip musical Double Bubble Trouble de M.I.A. en 2014. Ses photographies ont été publiées dans des magazines imprimés et en ligne comme Dazed and Confused, Nylon, Rolling Stone, VICE, iD, Biblboard, Grazia. Elles se sont également retrouvées dans des expositions de photos et des festivals d'art dans de nombreux pays. Dans le secteur de la mode, il a collaboré avec des marques telles que Versus Versace, Paco Rabanne, Pull & Bear, Converse, Supra, Vans et Carla Fernandez. Dans l'industrie de la musique, il a couvert des festivals de musique tels que SXSW, Corona, Nrmal, Ceremonia, pour différents magazines et blogues.

Ses œuvres portent sur la rapidité avec laquelle nous consommons des images ces jours-ci : nous furetons et ne prenons pas vraiment le temps d'apprécier les images. Parfois, nous le faisons simplement pour éviter la réalité ou les responsabilités. Même lorsque nous « aimons » une image, nous la regardons simplement quelques secondes de plus et poursuivons notre défilement.

Lynn Millette a créé des œuvres à base de matériaux traditionnels et médiatiques au fil de sa carrière. Elle a une compréhension détaillée en matière de culture, notamment en technologie, en philosophie, en psychologie, en littérature et en sciences humaines. Elle est aussi expérimentée en recherche ainsi qu'en écriture critique et analytique.

Mme Millette a participé à plusieurs expositions individuelles et en groupe. Les expositions récentes comprennent les Fenêtres sur l'eau, à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce à Montréal (2013) et Road Trip (2019) à la Maison de la culture Janine-Sutto, à Montréal.

Jeune mademoiselle de la mode d'après Raphaël (2019)

« J'ai grandi dans une culture axée sur le train et j'ai pensé qu'il serait amusant d'envoyer des œuvres d'art lors d'un trajet en train, car ils voyagent habituellement dans des caisses. Pour moi, cela signifie que ces peintures de gens du passé sont des icônes puissantes qui ont une vie propre. Ils sont assis dans des cadres fleuris et nous regardent avec toute leur histoire. Il semble que chaque fois que nous les déplaçons, ils veulent dire quelque chose de différent. Je voulais faire bouger le monde autour d'eux. »

Je me sentais désolé pour toi (2019)

« Les effets de ces technologies de foyer ont généré un certain niveau de paranoïa dans la société. C'est pourquoi j'ai pensé écrire un dialogue entre Alexa et son nouveau propriétaire qui envisage d'incarcérer le robot dans l'espoir de générer un moi existentiel de manière angoissante. Le résultat dépend de l'interlocuteur. »

Le suicide, non (2019)

Cette pièce exprime simplement l'inquiétude créée par les cauchemars. À quel point ces expériences sont-elles convaincantes et la sensation de soulagement, finie?

L'artiste et photographe Petra Mueller est née à Berlin, en Allemagne. Elle vit et travaille à Montréal, au Québec.

Pour la biennale Wrong, Peregrination, Petra Mueller lancera WALK THE FIELD, un nouveau projet numérique interactif qui compte trois directives.

1. Effectuez une recherche d'image sur Internet pour le mot « champ » puis réalisez une capture d'écran ou une vidéo des résultats.

2. Publiez ces derniers avec #walkthefield.

3. Petra sélectionnera les articles à monter @algorithm_photo et @Peregrination2019 (Instagram)

 

Orange est un artiste britannique né à Newcastle qui vit à dans le quartier sud-est de Londres. Il s'intéresse particulièrement aux logiciels libres, au véganisme, à la sousveillance/surveillance, aux identités numériques et à la couleur orange. Les œuvres d'Orange traitent de domaines tels que la répétition, la réutilisation des données, la sécurité de l'information, les identités numériques et la répétition.

https://ff4500.red

Elisabeth Nicula est une artiste interdisciplinaire, originaire de Norfolk, en Virginie. Son travail est un entretien avec la nature : elle s'intéresse au sens de soi engendré par les paysages; en observant et en décrivant le monde naturel par le biais d'échelles abstraites d'espace et de temps; dans la poétique et la mémoire. Elle produit des sites Web composés de fichiers numériques assemblés de GIF animés, de séquences vidéo, de dessins numériques et de photographies, tous laborieusement conçus. Dioramas.space, son projet en cours soutenu par une subvention de Rhizome, New York, a pour objectif d'observer et d'être observé par un monde non humain, de l'entretenir et de le soigner, et de relier son paysage personnel émotif aux exigences du désastre écologique.

Elisabeth expose son art numérique, ses installations de vidéos sculpturales et ses travaux sur papier en Californie et ailleurs. Pour son exposition personnelle à Black & White Projects, à San Francisco, ce printemps, elle a installé une série de sculptures en GIF animés qui représentent des marqueurs de profondeur à côté de cartes brodées qui illustrent des anxiétés liées aux changements climatiques.

Une chose assez amusante s'est produite en 2017. Elisabeth a remarqué un geai buissonnier en mutation dans son jardin et elle a commencé à le photographier. Elle se méfie de l'idée d'une pratique quotidienne, mais elle a tout de même amassé plus de 30 000 photographies de cet oiseau au cours des deux dernières années. Maintenant que l'oiseau est parti, Elisabeth ne sait pas quoi faire avec son « corpus ».

Le département Open Space and Electric Objects SFMOMA a commandé à Elizabeth des œuvres conçues pour le Web. Les revues Paper Magazine, Silica Magazine et Living Room Light Exchange ont publié ses œuvres et ses écrits. Elisabeth a étudié la philosophie à la Duke University et les arts d'impression à la School of the Museum of Fine Arts de Boston. Elle ne pense pas qu'il ne lui sera jamais possible de rentrer chez elle à Norfolk, car elle est en train de sombrer dans la mer.

En utilisant des modes de réalisation et de participation, Cristina Planas permet le déploiement de récits qui se déroulant à l'intersection du réel et du potentiel. Elle trouve des continuités thématiques et historiques à travers le temps et l'endroit, lorsqu'elle recueille des fragments de preuves de la survenue d'événements. C'est le matériau à partir duquel elle reconfigure des scénarios métaphoriques, irréels et aphoristiques qui évoluent en séries, versions et itérations à la pratique de la performance, de l'installation et de l'image cinématique.

Son œuvre la plus récente est issue de son expérience de s'être mérité la médaille d'or au championnat suédois de boxe Golden Girl. Au fil du temps, la succession de confiance et d'abondons, de répétition et du processus d'entraînement physique sont devenus une composante structurelle de sa pratique artistique et une forme de théorie incarnée. Ce processus performatif étendu agit comme un dispositif conceptuel physique qui permet l'observation et l'actualisation simultanées de différentes versions de soi même.

Dans le déroulement de ce récit d'un trajet sportif, elle a crée Femme Brutale - un alter ego, un interprète et un moi-même idéalisé.

C'est sous ce surnom et cette identité performative qu'elle interprète une série de performances-solo intitulée Excess Ardour et The Fissure.

Composée des diapositives d'archives de la corrida espagnole des années 1970, il s'agit d'un morceau de cinéma élargi où elle se réapproprie, dans et à travers son corps féminin, le motif archétypal du taureau, ainsi que les tropes et les gestes de la masculinité.

Cristina est diplômée de la Slade School of Art. Elle vit et travaille à Londres.

Molly Soda est née en 1989 à San Juan, à Porto Rico, et demeure à New York. Elle a obtenu son baccalauréat en photographie et traitement de l'image de la Tisch School of Arts de l'université de New York en 2011.

Molly utilise diverses plates-formes de médias sociaux pour héberger son travail, ce qui lui permet d'évoluer et d'interagir avec les plates-formes elles-mêmes. Elle s'intéresse aux pratiques d'archivage sur Internet, réalisant souvent un travail qui s'approprie sa propre image, en particulier ses premières interactions avec Internet à l'adolescence.

Elle est co-créatrice du jeu vidéo Wrong Box, co-éditrice de Pics or it didn't happen : Images banned from Instagram et lauréate du prix du fondateur Lumen pour son installation collaborative de réalité augmentée, Slide to expose. Ses expositions personnelles précédentes comprennent Me and my gurls, Galerie Annka Kultys, Londres (2018); I'm just happy to be here, 315 Gallery, Brooklyn (2017); et Thanks for the add, Leiminspace, Los Angeles (2017). Récemment, elle a participé à des expositions de groupe, notamment Eye to I: Self portraits from now 1900 to today, National Portrait Gallery, Washington (2018); Seeping upwards, rupturing the surface, Art Gallery of Mississagua (2018); Virtual Normality Netzkünstlerinnen 2.0, Museum der bildenden Künste (2018); Digital_self, musée irlandais d'Art moderne (2017) et Your digital self hates you, Stadt Bern (2016).

J'étais seule pour la première fois en 10 ans. C'était la fin du mois de juin et l'été avait enfin fait son apparition. Je n'avais nulle part où aller, rien à faire et personne à surveiller. Le silence inhabituel et le calme m'ont laissée vide et entière à la fois. Dehors, le jardin était occupé, renforcé par les pluies abondantes des semaines précédentes. Les pivoines ont montré leurs bourgeons serrés et se sont développées dans toute leur gloire au fil des jours. J'étais là pour tout voir. La série Bloom and Wither raconte cette histoire remplie de débuts et de fins et de toutes les étapes entre les deux.

Evridiki Spiliadis, née à Montréal en 1975, a étudié l'enseignement primaire à l'Université McGill. Sa nature créative et sa curiosité l'ont amenée à étudier la photographie à la Parsons School of Design de Paris et de New York. En 2002, elle s'est installée sur l'île grecque de Cythère, où elle s'est concentrée sur son art et l'a perfectionné. Résultat : l'exposition d'une série de photographies en noir et blanc de l'île. En 2004, elle s'est installée à Athènes pour y fonder sa famille. Ils sont revenus à Montréal en 2012.

« J'approche ma photographie avec une sensibilité particulière. Les thèmes essentiels au cœur de mon travail sont la mémoire, l'identité et la vulnérabilité. Ils sont incarnés par la texture et l'authenticité des sujets que je choisis. Le monde qui m'entoure est bouleversant, mais quelque chose se passe lorsque je le vois à travers l'objectif de mon appareil photo. La beauté imparfaite de la nature se dévoile lentement devant moi et je me perds dans sa poésie. Pendant ce court instant, je me sens entière. ».

Expérience SONIC FLIGHT 1

Imaginer un son qui se poursuit longtemps après avoir été entendu.

«Cette image qui ressemble à l'oiseau/l'avion a été traitée et manipulée à partir d'une capture audiographique d'une forme d'onde créée à partir du son d'un avion à réaction supersonique qui a survolé ma maison au cours d'un spectacle aérien. La forme d'onde d'origine, avant la manipulation, ressemblait en fait à la forme de l'avion : j'ai été tenté de donner à ce fantôme sonique une envolée. J'ai imaginé le son persistant non seulement dans la mémoire, mais dans l'espace et dans le temps. J'ai utilisé une piste de drone pour améliorer le sens de cette situation.»

Jan Swinburne est un artiste canadien dont la pratique interdisciplinaire associe des médias traditionnels et numériques qui utilisent la génération/dégénération/régénération d'image. Tous les médias sont abordés à partir de la sensibilité du peintre en mettant l'accent sur les représentations audiovisuelles, la métaexposition et la complexité comme cadre esthétique.

Ses oeuvres ont récemment été projetées au Experi-MENTAL Music Festival 6, au Spectrum NYNY (New Jersey), au Filmideo, Index Art Center, au Auditory Learning Drone Festival (Washington DC), au Festival du film underground (Montréal), et au Festival Vector, art on The Screens (Toronto).

TTY

TTY est un artiste plasticien. Il développe conjointement deux problématiques : l'une à propos de l'évolution de l'espèce humaine, l'autre concernant la nature de l'acte artistique et son devenir par l'intégration des outils de création virtuelle. Son objectif : questionner la dématérialisation physique comme tendance majeure du monde contemporain.

Son travail est centré sur la photographie, la photographie virtuelle, la photographie en 3D, la sculpture, l'impression 3D, la Réalité Virtuelle et l'art numérique.

«Ce qui change, c'est notre représentation de la représentation. Vouloir entrer dans une représentation virtuelle, c'est annoncer le post-humain»

https://tty-art.com/

L'œuvre d'Addie Wagenknecht explore la tension entre l'expression artistique et la technologie. Elle cherche à combiner son travail conceptuel avec des formes de nuisance informatique et de sculpture. Ses expositions précédentes incluent MuseumsQuartier Wien, à Vienne, en Autriche; La Gaîté Lyrique, à Paris, en France ; Le moderne d'Istanbul, Whitechapel Gallery, Londres, en Angleterre et MU, Eindhoven, aux Pays-Bas. En 2016, elle a collaboré avec Chanel et la revue I-D dans le cadre de leur série Sixth Sense. En 2017, le Whitney Museum for American Art a fait l'acquisition d'une de ses œuvres d'art.

Son travail a été présenté dans de nombreux livres et dans de nombreuses revues, notamment TIME, Wall Street Journal, Vanity Fair, Art in America  et The New York Times.

Elle est titulaire d'une maîtrise du programme de télécommunications interactives de l'université de New York et a reçu une bourse du Eyebeam Art + Technology Center de New York, à Culture Lab UK, à l'institut HyperWerk, pour le design postindustriel de Bâle (CH) et au Frank-Ratchye STUDIO for Creative Enquiry à la Carnegie Mellon University.

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« Aujourd'hui, je critique mes choix favoris de #birchbox et vous apprends comment bien vous maquiller afin que votre petit ami puisse payer votre loyer tout en rencontrant sa mère aussitôt que possible. »

Erik Zepka (erik hoff rzepka, ek rzepka, xoxoxcom, xoxox) est un artiste médiatique conceptuel, scientifique, conservateur et théoricien qui explore de manière critique les pratiques et les conséquences de la science et de la technologie.

Il offre performances et présentations de son travail dans le monde entier en tant qu'artiste (Tate Modern, Vidéographe, ISEA, Musée Nabi, Pikselfest, Musée Whitney), scientifique (Université Tongji, Engineers.SG, MIT, Collider Curiosity, Innovation Labs @ Microsoft, New York). University, DeTao Institute), théoricien (Furtherfield, Studio de publication, V & A Museum, Galerie de transfert, Pearl Art Museum, VIVO Press) ou chercheur interdisciplinaire (Université Simon Fraser, Neutral Ground, université de Victoria, Shanghaitech, Galerie de Tentacles, Conférence de MLA).

Erik est le président fondateur d'Open Science Network et le fondateur du système international de production de recherche XOX Labs. L'interdisciplinarité rencontre le concept où les retombées de l'avancement techno-scientifique sont explorées dans un système performatif et processuel.

Andres Manniste

Andres Manniste (commissaire) travaille avec les technologies de communication depuis 1993. Il a toujours intégré ces environnements technologiques et critiques dans ses projets. Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives au cours de sa carrière. Il est répertorié à la base de données sur l'art canadien du Centre for Contemporary Canadian Art et ses toiles se retrouvent dans plusieurs collections privées et publiques, dont le Musée d'art contemporain de Montréal, les collections patrimoniales de la Bibliothèque nationale de Québec et la Banque d'art du Conseil des arts du Canada. Parmi ses projets en tant que commissaire précédents, citons: Trade/Gift/Purchase: Artists Collect (2015), Galerie Warren G. Flowers, Montréal et Interference: Audrey Davis, Jinny Yu and Christina Mancuso (2004), Galerie Warren G. Flowers, Montréal.

http://andresmanniste.rsight.net